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Les Bleus peuvent y croire

Les Bleus peuvent y croire

On attendait ce moment depuis si longtemps. Il n’aura pas fallu attendre cette démonstration face à une modeste mais accrocheuse équipe d’Islande pour comprendre que le potentiel offensif des Bleus est exceptionnel. Mais nous pouvons affirmer sans trop nous mouiller que cette équipe de France ne répondait pas aux nombreuses attentes placées en elles depuis le début de la compétition. Et ce malgré le gain de la première place en groupe et une victoire face à l’Irlande en huitièmes de finales. Des prestations presque toujours conclues par des victoires mais qui laissaient toujours un amer sentiment d’inachevé. Hier, dans l’antre du stade de France, les hommes de Didier Deschamps ont ajouté le collectif à leurs nombreux talents individuels pour offrir au public un véritable festival offensif, comme ci ils voulaient rattraper le temps perdu. Le collectif ? C’est à coup sûr ce qui leur manquait et ce qui leur permettra d’aller plus haut. Après avoir éteint le volcan Islandais, les Français se trouvent à présent au pied d’un sommet que personne n’a gravi depuis l’Italie, il y a quatre ans, en demies finales de l’Euro. Cette National Mannschaft, championne du monde en titre, a tout pour effrayer. Il n’est même plus nécessaire de lister tous les joueurs Allemands capables de détruire une défense. En plus de cela, la sélection de Joachim Low peut compter sur un mur devenu infranchissable. Un mur qu’on appelle Manuel Neuer. Sans le gardien du Bayern Munich, l’Allemagne serait sans aucun doute déjà éliminé de cette compétition. Pour toutes ces raisons, les coéquipiers de Jérome Boateng, qui n’ont jamais perdu contre la France en phases finales, endossera le costume de favori jeudi prochain, au stade Vélodrome.

Mais l’équipe de France arrivera en Provence pleine d’ambitions et de confiance. Une confiance qui nous pousse à croire que les hommes de Didier Deschamps peuvent briser la malédiction Allemande. Cela semble jouable. Surtout si les Français affichent la même détermination que face à l’Islande et si le trio magique (Giroud, Griezmann, Payet) qui a renvoyé ces nordiques à leurs études, répondent présent. France-Islande aura été l’occasion de consolider une complicité née il y a une semaine contre l’Irlande. Hier, ces trois là se sont régalé et ont pris un malin plaisir a martyrisé la défense Islandaise en combinant avec habilité. Un doublé et une passe décisive pour l’attaquant des Gunners, un but et une passe décisive pour le milieu de West Ham et enfin, deux passes décisives et un but à mettre à l’actif du moteur offensif des Bleus. Des statistiques qui donnent le tournis. Pour ceux qui en doutaient encore, l’attaque Française est l’une des meilleures de ce championnat d’Europe des nations, à n’en pas douter. Alors qu’il était, depuis le début de la compétition, à la recherche du système qui mette le mieux en valeurs les multiples qualités de ses joueurs, Didier Deschamps semble tenir le bon bout. Dans ce 4-2-3-1 déjà utilisé à l’occasion de la deuxième période du match contre l’Irlande, de nombreux joueurs exploitent au mieux leur potentiel hors du commun. Et pas n’importe lesquels. En soutien d’Olivier Giroud, Antoine Griezmann affectionne très particulièrement ce poste qu’il occupe avec l’Atlético Madrid. Une position qui lui garantit une certaine liberté de mouvement et la possibilité de combiner avec ses partenaires. Paul Pogba aussi est plus à l’aise. En sentinelle, le Turinois joue un rôle plus défensif que lorsque l’équipe évolue en 4-3-3. Et cela à l’air de pleinement lui convenir puisqu’il a récupéré de nombreux ballons hier soir. Curieusement, il se projette plus facilement vers l’avant que lorsqu’il occupe le poste de milieu relayeur. Un but sur corner est venu récompenser sa prestation aboutit. Ce qui devrait le libérer de cette pression qu’il ressent depuis maintenant plusieurs semaines. A part ça, on leur pardonnera bien volontiers ces deux buts encaissés après la pause. Le sort de la rencontre était déjà scellé après les 45 premières minutes de jeu et ce léger relâchement n’aura pas eu de réelles conséquences. A ce moment là, rien ne pouvait chambouler le destin des Bleus. Bien entendu, il faudra veiller à bien défendre jeudi prochain, face aux Allemands. Si tel est le cas, les Bleus peuvent se permettre de rêver. On le sait, toutes les séries sont faites pour s’arrêter.

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