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L'Allemagne en demies

L'Allemagne en demies

Au terme d'une rencontre intense, les Allemands sont venus à bout de l'Italie, pour la première fois dans un tournoi majeur. Jeudi prochain, les hommes de Joachim Low affronteront le vainqueur du match France-Islande pour une place en finale.

On avait souvent reproché à la plupart des matchs, depuis le début de cet Euro 2016, d’être très peu passionnants et de dégager une impression de monotonie. Et pour tout dire, cela commençait sérieusement à devenir lassant. Hier, dans les tribunes du Matmut Atlantique de Bordeaux, l’ennui a disparu pour laisser place à la tension. Et pour cause, le dénouement du véritable choc de ces quarts de finales entre l’Italie et l’Allemagne s’est joué au bout du suspense, au bout de la nuit. Et surtout au terme d’une séance de tirs au buts magique pour Neuer et sa bande et d’une cruauté insoutenable pour les hommes de Conte. Il n’est pas faux d’avouer que ces deux nations, qui font parti des plus grandes de l’histoire du football, se sont rendu coup pour coup au coup au cours d’une rencontre exceptionnelle d’intensité et riche tactiquement. Pour ce quart de finale face aux champions du monde en titre, Antonio Conte avait logiquement décidé d’organiser ses hommes en 3-5-2, un dispositif qui avait déjà permis à la Squadra Azzurra de sortir l’Espagne en huitièmes de finales. Jusqu’ici tout va bien. C’est du côté de la national Mannschaft que le système mis en place a été étonnant. Et Joachim Low avait décidé, à la surprise générale, d’utiliser trois défenseurs centraux (Howedes, Boateng et Hummels), une certaine manière de se protéger des dangereuses contres attaques Italiennes.

Une tactique qui a permis aux Allemands de poser le pied sur le ballon et de s’installer solidement dans la moitié de terrain adverse pour mettre la pression à proximité des cages de Gianluigi Buffon. Une possession presque stérile, d’ailleurs. La faute à un bloc Italien très bien organisé et redoutable de discipline qui surgissait à la moindre alerte malgré quelques difficultés à la relance, sous la pression du pressing Allemand. Mais curieusement, les plus grosses occasions d’ouvrir le score firent Italiennes. Fidèles à eux mêmes, les hommes d’Antonio Conte se montraient très menaçant sur des longs ballons à destinations de leurs deux avants centres (Eder et Pélé) ou sur des projections très rapides vers l’avant, juste après la récupération. Sans pour autant réussir à débloquer une situation très indécise. C’est ce que Mesut Ozil, très peu actif en première période, se chargea de faire alors que ses coéquipiers venaient d’effectuer une entame de deuxième mi-temps très poussive. A l’origine du but ? Un départ d’Hector sur le côté gauche qui remisait très joliment dans l’axe pour le milieu d’Arsenal. Pour une fois ou presque, la charnière infernale composée des trois défenseurs de la Juventus était battu, tout comme Gianluigi Buffon qui encaissait son premier but depuis le début de la compétition. A ce moment là, rien ne semblait pouvoir enrayer la mécanique Allemande lancée pour de bon. Dominateurs, les champions du monde en titre se procuraient l’opportunité de faire le break mais Mario Gomez butait sur l’incontournable Buffon qui sortait là une parade venue d’ailleurs. Un sauvetage héroïque qui redonnait espoir aux hommes de Conte qui commençaient à pêcher physiquement. Et la grossière faute de main de Jérome Boateng, pourtant indiscutable jusque là, offrit l’égalisation aux Italiens puisque Bonucci transformait le penalty. La suite, tout le monde la connait… Après des prolongations pendant lesquelles aucune des deux formations n’est parvenu à prendre le pas sur l’autre, Hector mettait fin à une séance de tirs aux buts interminable. Buffon, qui avait maintenu son équipe à flot, ne pouvait laisser échapper quelques larmes. Parfois, le football est cruel. Et l’Italie, qui ne méritait certainement pas de sortir de cette façon après un Euro où elle aura su dépasser son statut de faire valoir, en a fait l’amère expérience.

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